.
.
Pourquoi ?Bonjour. Je ne vous connais pas, je ne vous connaîtrai probablement (notez que j'utilise cet adverbe pour vous laissez une touche d'espoir) jamais. Quant à vous, vous allez me connaître, du moins vous allez le croire. Là est toute la différence. Je ne vous montre de moi que ce dont je juge indispensable à vous faire savoir. En d'autre terme, n'essayez pas de me cerner, c'est perdu d'avance. L'histoire commence, j'ai seize ans, étant belle, riche, et "intelligente". Cliché, je vous l'accorde, mais si je n'étais pas une personne exceptionnelle (ou fus) croyez-vous vraiment que ça vaille la peine que j'écrive mon histoire, et surtout que vous perdiez votre temps à la lire ? De mon côté, je reste silencieuse, je baisse la tête accusant le coup, je ne serrai jamais cette fille là, celle que vous croyez connaître, celle que vous voyez tous les jours par delà votre balcon. Je ne serrai jamais celle que j'aurai dû être. Mais néanmoins, je n'ai jamais voulu changer mon prénom. Montrer que j'ai honte aux autres ? Ah ça, non. Au contraire. D'une faiblesse, j'en ai fais une force. Gina par ici, Gina par là, je m'exhibe, j'aime qu'on parle de moi, j'aime entendre mon prénom. Envahir votre vie. Que vous me connaissiez sans que moi même je vous connaisse. Quitte à être détestée, qu'importe ? Vous me méprisez certes, mais vous m'enviez. J'incarne tout ce que vous aimeriez être, en apparence du moins. D'un point de vue superficiel, car il suffit de gratter un peu pour s'apercevoir que le monde que je fréquente, ma vie, mes amis, ne sont pas aussi parfaits qu'ils en ont l'air. A l'extérieur c'est grandiose, enivrant. Mais à l'intérieur, c'est pourri. Pourri, oui c'est le bon mot. J'aurai pu en utiliser un moins grossier, plus distingué ou esthétique, mais il résume parfaitement la situation.
Je n'écoute personne. Et j'en fais qu'à ma tête. Mais au moins, j'avance.
.
.